Déménagement à Versailles !
Mis en ligne le 12 août 2022 - Temps de lecture : 3 minutes.
En raison du démarrage des travaux du stade Yves-du-Manoir pour le JO 2024, le Racing va être contraint de délocaliser ses matches de compétition à domicile durant les saisons 2022-2023 puis 2023-2024, et l’on sait depuis peu qu’il évoluera de fait à Versailles, au stade Montbauron (pour la saison 2022-2023 tout au moins, et à partir de novembre).
Il est dommage de n’avoir pas pu trouver d’enceinte plus proche de Colombes, mais les dirigeants ont expliqué sur le site officiel n’avoir pas pu trouver d’accord pour les deux seuls autres terrains du 92 homologués pour ce niveau National 2, à savoir ceux de l’ACBB et d’Issy-les-Moulineaux (il est vrai déjà occupés justement par l’ACBB et le FC Issy). La location du terrain versaillais résulte aussi d’un concours de circonstance, à savoir la montée du club local en National et l’obligation qu’il a eue lui-même de déménager (au stade Jean Bouin à Paris) pour des raisons d’homologation, rendant l’enceinte disponible.
Les ciels et blancs recevront donc à partir de l’automne dans la ville royale, à une vingtaine de kilomètres de Colombes, et dans un autre département (le 78).
On peut signaler tout de même que ce nouveau stade-domicile qui s’ajoute dans la liste de ceux qui ont hébergé les matches de championnat du Racing (voir article dédié), a des liens avec le club.
Ainsi et comme relevé un peu partout depuis que cette annonce a été faite, l’inauguration de ce stade le 1er mai 1961 s’est faite par un match amical de prestige entre le Stade de Reims et le RC Paris, joué devant 17 000 spectateurs et qui avait vu la victoire des champenois par 2 à 1 (en fait, il y avait eu deux matches pour cette inauguration, le RC Versailles accueillant en ouverture une sélection parisienne). Cette anecdote nous ramène avec nostalgie aux grandes heures du club… Cette affiche constituait en effet à l’époque le classico de la division 1, qui déchaînait les passions chaque année au Parc. Lors de ce match, qui était pour le coup amical, Reims était champion en titre (1960), et le Racing était lui engagé dans une lutte sans merci avec Monaco pour remporter l’édition 1961 (les hommes du Rocher étant finalement sacrés). Ceci explique la grosse affluence enregistrée, pour un match quand même assez mal placé, 48 heures après une journée importante où le RCP l’avait emporté sur le terrain de Sedan en championnat, et quelques jours avant la réception d’Arsenal pour l’opposition annuelle au profit des invalides de guerre (qui n’avait pu se tenir en novembre).
Mais ce n’est pas tout. Plus près de nous, le Racing a refoulé cette pelouse à partir du milieu des années 2010, lorsqu’il a côtoyé le FC Versailles une poignée de saisons en DH puis en CN3. Et c’est alors que ce stade a été le théâtre d’un match charnière dans la longue vie du Racing, puisque c’est en ce lieu que les ciels et blancs se sont sauvés in-extremis en 2014 de la pire dégringolade de leur histoire dans la hiérarchie footballistique hexagonale. Pour la dernière journée de DH, le Racing était en effet en ballotage pour ne pas descendre en DSR, 7ème niveau des compétitions, qu’il n’a jamais connu. Il se rendait alors à Versailles en étant maître de son destin, comptant 3 points d’avance au classement sur les réserves de l’Entente Sannois-St-Gratien et du PSG, relégables mais qui avaient une meilleure différence particulière et pouvaient repasser devant en cas de succès conjugué avec une défaite ciel et blanche.
Image de la présentation des équipes lors de ce fameux match du 1er juin 2014 (photo Allez Racing !!!)... |