Terrain

Le Stade Yves-du-Manoir

(dernière mise à jour juillet 2009)

Le Racing évolue au stade Yves-du-Manoir de Colombes, qui a été construit à l'occasion des Jeux Olympiques de Paris en 1924. Ce stade mythique a malheureusement beaucoup vieilli, comme en témoigne son terrain d'honneur aujourd'hui amputé des trois quarts de ses tribunes, qui ont été détruites il y a quelques années pour vétusté. Il n'en est pas moins resté le fief historique du Racing Club de France jusqu'à très récemment, mais le club omnisports n'ayant plus les moyens financiers de l'entretenir à décidé de le vendre. Le Conseil Général des Hauts-de-Seine en est devenu le propriétaire à la fin de l'année 2002. Le Département souhaite le rénover et lui donner une seconde jeunesse, pour en faire le haut lieu du sport dans le 92. Actuellement, Racing-football et le Racing-rugby (Métro-Racing) y évoluent, mais le second partira prochainement à Nanterre.

[La naissance] [Les évènements] [Colombes et football Ciel et Blanc] [La vente au Département]
[Le présent et l'avenir] [Photos]

(rubriques associées : le club aujourd'hui pour les coordonnées, venir aux matches pour savoir comment se rendre au stade)

La naissance

A l'origine, les installations sportives de Colombes existent depuis la fin du 19ème siècle, et le stade s'est appelé Stade du Matin à partir de 1907, avant d'être racheté par le Racing Club de France en 1920.

Son destin a changé au début des années 20. La ville de Paris s'étant vu attribuer l'organisation des Jeux Olympiques de 1924, elle devait se doter d'un "grand stade". A partir de 1921, les projets les plus somptueux furent évoqués, mais les choses se mirent à traîner, si bien qu'à treize mois des jeux, rien n'était encore fait. Voyant cela, le CIO menaça de retirer l'épreuve à Paris et de la confier à Los Angeles. Il fût donc décidé dans l'urgence d'attribuer une subvention au Racing Club de France pour qu'il construise un stade sur ses installations, et c'est ainsi que naquît le stade Yves-du-Manoir (qui ne porte ce nom que depuis 1928) tel qu'on le connaît aujourd'hui...

Ce stade possédait à l'époque des tribunes de 45 000 places (capacité portée à 60 000 en 1938), une piste d'athlétisme et un terrain d'honneur. Il fût par la suite baptisé Yves-du-Manoir, du nom d'un rugbyman aviateur.

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Les événements

Le stade Yves-du-Manoir fût pendant longtemps un des hauts lieux du sport français, et en particulier du football hexagonal, puisqu'il accueillît les finales de Coupe de France de 1925 à 1971 (hormis les années 1938, 1940, 1965, 1966, 1967), avant que celles-ci ne se jouent dans l'actuel Parc des Princes puis désormais au Stade de France.

Entre 1924 (France-Uruguay 1-5) et 1975 (France-Portugual 0-2), il reçût également des matches de l'équipe de France à 79 reprises, et enregistra à ces occasions plusieurs fois des affluences de plus de 60 000 spectateurs payants dans les années 50 !

Mais surtout, le stade de Colombes a accueilli en 1938 la finale de la 3ème Coupe du Monde (Italie-Hongrie 4-2), organisée cette année là en France. Il appartient donc au cercle très restreint des stades ayant eu cet honneur, où il côtoie entre autres le stade anglais de Wembley et le stade brésilien du Maracana.

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Colombes et football Ciel et Blanc

La section football du Racing s'est installée pour la première fois à Colombes bien avant que le stade n'appartienne au RCF : au début de la saison 1908-1909. Elle a ensuite quitté éphémèrement l'enceinte au début des années 20, mais y est revenue rapidement.

Après la transformation en RC Paris en 1932, les ciels et blancs prirent l'habitude de jouer la plupart de ses matches de championnat dans l'ancien Parc des Princes, beaucoup plus facile d'accès pour le public. Cette situation dura jusqu'à la fin des années 60, et l'abandon du professionnalisme par le RCP. Dans les années 70, le Racing - qui jouait dans le championnat amateur - avait réintégré Colombes.

Lorsque Lagardère décida au début des années 80 de faire renaître le Racing, le club continua de jouer à Colombes lors de ses deux premières saisons en D2. Les affluences étaient d'ailleurs conséquentes, et les 45 000 spectateurs qui assistèrent aux matches de barrages montrèrent que ce stade pouvait vibrer à nouveau.

Malheureusement, à partir de la saison 1984-1985, où le Racing était remonté en D1, le club déménagea au Parc des Princes, toujours pour la même raison à savoir l'isolement du stade Yves-du-Manoir au milieu des Hauts-de-Seine et sa difficulté d'accès.

Le Racing ne réintégra Colombes qu'à partir de 1990, après sa descente en D3. Il y évolue depuis cette date, et jouant selon les saisons sur le terrain d'honneur ou sur le terrain annexe du Choine.

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La vente au Département

La direction du Racing Club de France omnisports décida en 1998 de vendre le stade Yves-du-Manoir, dont l'entretien coûtait trop cher. Après qu'un projet de la Fédération Française de Rugby pour y bâtir un centre technique national se soit reporté sur un autre lieu, c'est le Conseil Général des Hauts-de-Seine qui se porta acquéreur, souhaitant donner un seconde jeunesse à ce stade qui faisait partie de son patrimoine. Le principe de cet achat sembla longtemps acquis en 1999, avant que le département ne renonce sans explications. Le RCF se mit alors à rechercher un acheteur privé.

Lors de la reprise du club de football par de nouveaux dirigeants en 1999, ces derniers montrèrent intéressés, et posèrent une option sur cet achat. Leurs intentions se précisèrent l'année suivante, avec le projet d'y construire à terme une véritable "Cité du foot", qui comporterait le siège du club, un centre d'entraînement ultra-moderne, le centre de formation du Racing, un espace commercial, et un tout nouveau stade de 15 000 places. Bref, ils souhaitaient bâtir le futur foyer du Racing Club de Paris en ce lieu où se trouvent ses racines et sa mémoire, et plusieurs partenaires financiers d'envergure les appuyaient. Tout ce projet devait néanmoins patienter un peu (que le Racing remonte) avant d'être finalisé.

Un concurrent immobilier apparut alors en 2001, proposant au RCF de racheter le stade Du-Manoir pour y construire un parc de loisirs et amenant sur le tapis une somme d'argent bien supérieure à celle du RCP (45 MF au lieu de 32). Cette offre sembla alors obtenir rapidement la préférence de l'omnisports, entraînant le coulage du projet de "Cité du Foot" du RCP. Le Conseil Général se remit alors à nouveau sur les rangs au début de l'année 2002, et réussit après négociations à convaincre l'omnisports de lui vendre le stade pour 38 MF. Après le vote à l'unanimité du rachat par l'assemblée départementale en juin 2002, la vente se fit à la fin de l'année.

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Le présent et l'avenir

Le Conseil Général affirme depuis des années qu'il souhaite procéder à la rénovation complète des lieux, pour qu'ils deviennent le grand espace sportif des Hauts-de-Seine. Le Racing Club de France football et le Métro-Racing (rugby) en sont les deux clubs résidents, mais le Département mise sur le second, qu'il aimerait voir évoluer au plus haut niveau. Le projet affiché a toujours été destiner plutôt le stade au rugby... Mais les choses traînent, et des articles sortis dans la presse durant l'été 2008 ont semblé prêter au Métro-Racing des idées de déménagement dans une autre ville...

Par ailleurs, le stade Yves-du-Manoir faisait partie des sites retenus dans le dossier Paris 2012, pour accueillir le softball. Cela aurait pu signifier le retour des Jeux Olympiques à Colombes presque 100 ans après, mais c'est finalement Londres qui a été sélectionné pour accueillir les Jeux 2012...

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Photos

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Le terrain olympique...

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Seule tribune restante sur l'olympique.

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Vue du Choine depuis la tribune principale.

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Vue des terrains annexes...

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