Entraîneur

Les entraîneurs

(dernière mise à jour août 2010)

Depuis 1932 et la création du championnat professionnel (très peu d'informations sur les années précédentes malheureusement), le Racing a bien entendu connu de nombreux entraîneurs dont voici une liste presque complète. Celui resté en poste le plus longtemps est Jean-Marie Lawniczak, qui a officié dans les années 70 puis les années 90.

[La période anglaise] [De la seconde guerre à la chute de 1966] [Le RCF amateur] [Les années 80] [Depuis 1990]

(rubriques associées : les archives par saison pour le détail des résultats, et staff technique pour plus d'info sur l'entraîneur actuel).

La période anglaise (1932 à 1940)

Curtis Booth (1932-1933 ou 1934-1935) :

Peter Farmer (1933-1934) :

Jimmy Hogan (1934-1935) :

Georges Kimpton (1935-1939) : entraîneur anglais ayant importé le WM (3-2-2-5) au Racing, qui remporta immédiatemment le doublé coupe-championnat avec cette nouvelle tactique. Il gagna une autre coupe avec les ciels et blancs en 1939, avant de poursuivre sa carrière dans d'autres clubs français. "Master" Kimpton, comme il était surnommé, avait aussi été entraîneur (mais pas sélectionneur) de l'équipe de France pour la coupe du monde 1934. Sa consigne alors donnée au roubaisien Verriest de suivre le meilleur joueur autrichien même aux toilettes lors du premier match est entrée dans les grandes anecdotes du football français...

Elie Rous (1939-1940) :

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De la seconde guerre à la chute de 1966

Emile Veinante (1940-1943) : ancien joueur du club (voir fiche), s'étant reconverti entraîneur du Racing à sa retraite sur le terrain. A ensuite entraîné Strasbourg, Nice, Metz et Nantes.

Robert Fischer (-) :

Paul Baron (1944-1952) : ancien joueur du Racing de 1930 à 1932, ayant auparavant évolué à l'Olympique de Paris et au Red Star (avec qui il a gagné la coupe 1928). A porté également le maillot de l'équipe de France en 1923. A entraîné le Racing de nombreuses années après la libération, et l'a emmené à ses deux dernières victoires en coupe de France, ainsi qu'à une finale en 1950. Avait auparavant entraîné pendant de nombreuses années l'AS St-Eugène en Algérie, ce qui l'a fait ramener plusieurs joueurs de valeur de là-bas, qui ont fait les belles heures du Racing à cette époque. Dans la foulée de la finale de coupe perdue en 1950, Paul Baron s'est vu confier la mission d'entraîner aussi l'équipe de France qui venait d'être repêchée pour la coupe du monde au Brésil (en assistant du sélectionneur Paul Nicolas), et a donc dirigé plusieurs matches de préparation, avant que la Fédération ne renonce au voyage ! Il a quitté le Racing en fin d'année 1952, alors que l'équipe était en bas du classement de division 1.

Listello (-) :

Jacquemet (-) :

Auguste Jordan (1953-1958) : ancien joueur du club (voir fiche), il a entraîné le Red Star et l'OM à la fin des années 40, puis Sarrebruck, avant de prendre en main le Racing en fin de saison 1952-1953, sans pouvoir empêcher la relégation en division 2. A fait remonter l'équipe immédiatement, puis est resté jusqu'en 1958. Il a alors quitté définitivement le club... 25 ans après sa première arrivée. Il a ensuite entraîné le Standard de Liège, avec qui il a été champion de Belgique en 1966.

Pierre Pibarot (1958-1963) : ancien joueur puis entraîneur d'Alès, ayant aussi dirigé l'équipe de France (comme entraîneur mais pas sélectionneur) à la coupe du monde 1954, et Nîmes, avant de rejoindre le Racing. Adepte de la défense en ligne, il a ramené les ciels et blancs au sommet du championnat après les difficultés du début des années 50, mais a échoué d'une cheveu dans la conquête des titres 1961 et 1962. Le stade d'Alès porte aujourd'hui son nom.

André Jeampierre (1963-1964) : ancien joueur de Toulouse avant guerre, puis de la réserve du Racing après 1945. S'est ensuite occupé des jeunes, puis de l'équipe amateur, après un passage à Montreuil. Est passé à la tête de l'équipe professionnelle en 1963 avec l'objectif de la ramener au premier plan, mais l'a vue au contraire descendre en division 2. A alors été remplacé.

Paul Baron (1964-1965) : Après son premier passage comme entraîneur (voir plus haut), il a été rappelé pour faire remonter le club en 1964-1965... mais n'y est pas parvenu.

Lucien Troupel (1965-1966) : ancien joueur de l'OM, puis entraîneur de Toulon, Cannes, Lyon et Marseille, il est le dernier entraîneur de la première version pro du RC Paris. Après son passage d'une saison chez les ciels et blancs, il a entraîné l'équipe de France militaire dans les années 70, avant de diriger de nombreuses années Châteauroux.

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Le RCF amateur

Durberc (1966-1967) :

Tandar (1967-1968) :

Paul Jurilli (1968-1975) : ancien joueur du Racing dans les années 40 et 50 avec ses deux frères. Il a fait remonter le club deux fois de DH en CFA ou Division 3, en 1970 puis en 1973.

Jean-Marie Lawniczak (1975-1983) : ancien gardien de but, ayant notamment joué à Metz et Valenciennes. Au cours de cette première expérience à la tête de l'équipe A, il l'a fait remonter de DH en D3 en 1978, avant de se voir confier les jeunes après 1983, au départ de l'ère Lagardère. (voir suite plus bas...)

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Les années 80

Alain de Martigny (1982-1984) : ancien joueur de Lille et Brest, puis entraîneur chez les bretons, était préparateur physique de l'équipe de France pour la coupe du monde 1982 quand il a été engagé par Jean-Luc Lagardère pour diriger le tout nouveau Racing Paris 1. Il l'a fait remonter en division 1, avant d'être remercié fin 1984. Il a ensuite continué sa carrière d'entraîneur, qui l'a notamment amené en Afrique à la tête de la sélection du Gabon.

Victor Zvunka (1985) : a fini la saison 1984-1985 entraîneur après l'avoir commencée comme joueur ! N'a pu éviter la descente du club (qui était déjà dernier quand il en a pris les rennes), et a été remplacé en fin de saison. Avait par ailleur évolué à Metz, Marseille et Laval avant de jouer au Racing.

Sylvester Takac (1985-1986) : ancien joueur de Vojvodina, Rennes, le Standard de Liège, et international yougoslave. Avait entraîné Liège, Cologne et Sochaux avant de venir au Racing. Il a obtenu le titre de champion de division 2 avec les ciels et blancs, puis a été remercié alors que l'équipe avait raté son début de saison 1986-1987 en division 1. Continue depuis sa carrière d'entraîneur qui l'a vu notament amener Sochaux en finale de coupe, remporter cette même épreuve avec Nice, ou être champion du Maroc avec le Raja Casablanca...

Victor Zvunka (1986-1987) : a repris le poste d'entraîneur à Takac en octobre 1986, avec la mission de ramener le Racing dans la première moitié du classement, mais n'y est pas parvenu. A poursuivi depuis sa carrière d'entraîneur dans de nombreux clubs, dont Toulouse et Nice.

Arthur Jorge (1987-1988) : ancien international portugais, ayant joué entre autres à Benfica et Porto. C'est tout auréolé d'une victoire en Coupe des Champions comme entraîneur avec ce dernier club qu'il arriva au Matra Racing, avec pour mission de l'amener au sommet. Il sembla faire franchir un palier à l'équipe qui joua alors remarquablement et se mêla à la lutte pour le titre... pendant une demi-saison seulement. La suite fut beaucoup plus morose, et il quitta le club à l'automne 1988. Un ressort s'était cassé depuis un moment, et on apprit plus tard qu'il avait en fait été touché par un deuil cruel au cours de la saison 1987-1988. Il est revenu plus tard à Paris pour gagner des titres... avec le PSG !

René Hauss (1988-1989) : ancien joueur puis entraîneur de Strasbourg, ayant dirigé différentes équipes ensuite (donc le Standard de Liège, avec qui il a été champion de Belgique dans les années 70). Arrivé pour occuper la fonction de manager général du Racing en 1985, il s'est vu confier l'équipe au départ d'Arthur Jorge à l'automne 1988, pour finir la saison.

Henryk Kazperczak (1989-1990) : ancien international polonais et joueur du Stal Mielec et de Metz. Avait commencé sa carrière d'entraîneur depuis quelques saisons quand il arriva au Racing, pendant lesquelles il avait déjà connu quelques succès significatifs : victoire en coupe avec Metz (1984), montées en D1 avec St-Etienne (1986) et Strasbourg (1988). Il restait cependant sur une redescente avec les alsaciens, et ne put éviter le même sort au RP1, qu'il mena tout de même en finale de coupe. Il a depuis dirigé plusieurs sélections africaines, amenant notamment la Tunisie en phase finale de la coupe du Monde 1998.

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Depuis 1990

Luc Bruder (1990-1992) : ancien entraîneur de la division 3 sous l'ère Matra, a repris logiquement la direction de l'équipe après la rétrogradation volontaire au même niveau en 1990. Est ensuite parti au centre de formation de Sochaux...

Camille Choquier (1992-1993) : ancien gardien de but d'Abbeville puis du Stade de St-Germain et du PSG, ayant ensuite entraîné différentes équipes (PSG en amateur, Amiens, Melun, Poissy) avant de venir au Racing, une petite saison.

Jean-Marie Lawniczak (1993-2000) : après avoir entraîné les jeunes sous l'ère Matra, il est allé entraîner Besançon de 1990 à 1993, avant de revenir prendre la tête du Racing, pour la seconde fois après la période 1975-1983. Cette seconde expérience (pendant laquelle il cumula la fonction de manager général) dura sept saisons, pendant lesquelles il fit monter le Racing deux fois (en CN1 en 1994 et en National en 1997), l'amena en quart de finale de la Coupe de France (1994), et manqua en 1999 d'un fil la montée en Division 2. Remplacé sous l'ère Dumas, il est resté au club pour occuper d'autres fonctions. Il reste une vraie figure du Racing (plus de 20 ans de fidélité comme entraîneur et comme éducateur), occupant également une place dans le football français en tant que président de l'association des éducateurs, et membre du Conseil Fédéral.

Jean-Michel Cavalli (2000-2002) : ancien entraîneur de Lille en D1, de l'AC Ajaccio, et de différents clubs étrangers. Chargé de répéter avec le Racing ce qu'il avait réussi en 1999 avec Ajaccio (montée en D2), il n'y est pas parvenu, et a quitté le club début 2002.

Régis Roche (2002) : ancien gardien du Red Star. A pris la succession de Cavalli lors de sa démission pendant la trêve d'hiver 2001-2002. Il a réussi à obtenir le maintien en National pour le Racing, puis a passé la main en fin de saison à Jean-Guy Wallemme, dont il est devenu adjoint.

Jean-Guy Wallemme (2002-2004) : ancien joueur emblêmatique de Lens, ayant aussi évolué à Coventry, Sochaux et St-Etienne. A connu une expérience d'entraîneur-joueur chez les verts, avant de devenir entraîneur du Racing juste à sa retraite de joueur. Il devait diriger les ciels et blancs en National, puis a vu sa mission changer avec la relégation administrative prononcée par la DNCG. Il est quand même resté, et a obtenu la remontée en 2003... refusée par la DNCG. Il a continué au Racing malgré de nombreuses sollicitations, mais a fini par accepter le challenge de Rouen en Ligue 2 quelques mois plus tard, alors que le Racing était en tête de son groupe de CFA.

Kamel Djabour (2004) : arrivé au Racing en 2000 pour s'occuper des jeunes, avait assisté Régis Roche lorsque ce dernier a temporairement pris en main l'équipe en 2002. Lors du départ de Wallemme en 2004, Djabour a été appelé à diriger lui-même le Racing, qu'il a conduit à la montée en National. A été ensuite débarqué par le président Cintura.

Noël Tosi (2004) : ancien joueur ayant connu la division 2 avec Avignon. Il a entraîné de nombreux clubs depuis les années 80 dont Grenoble, Nîmes, Gueugnon, Angers, ou les Lusitanos et Créteil en Ile-de-France. Il a été nommé à la tête du Racing lors de l'avant-saison 2004-2005, et a subi de plein fouet la crise qui s'est ouverte en juillet. Il a alors démarré le championnat avec un effectif incomplet, en payant lui-même certains frais en déplacement, tout en n'ayant pas encore de contrat avec le club. Il a alors quitté le Racing en août pour retourner à Angers. Il a depuis dirigé la sélection nationale du Congo.

Eric Santamaria (2004) : adjoint de Noël Tosi en début de championnat, a pris la succession après son départ, pour quelques matches. A ensuite été directeur sportif au Red Star.

Robert Buigues (2004) : ancien joueur d'Ajaccio, Bastia, Marseille (avec qui il a gagné la coupe en 1976), Bordeaux, Orléans et Laval. A entamé sa carrière d'entraîneur dans les années 80, qui l'a vu diriger de nombreuses équipes, dont plusieurs franciliennes (Poissy, Créteil, Paris FC). Il est arrivé au Racing à l'automne 2004 lors du changement de direction entre Denis-Marie Cintura et Raymond Jeanrenaud, puis a été remplacé de façon inattendue quelques semaines après lors de la trêve de Noël.

Stéphane Paille (2005) : ancien joueur à la carrière bien remplie (notamment Bordeaux, Porto, Lyon), ayant remporté le championnat d'europe espoir en 1988 puis été sélectionné 8 fois en équipe de France A. Arrivé au Racing début 2005 avec la mission d'obtenir la montée en division 2, ce qu'il avait déjà réussi à Besançon deux ans avant, mais n'y est pas parvenu au cours d'une fin de saison perturbée par la crise qui allait aboutir à la liquidation judiciaire de la SASP.

Frédéric Lipka (2005-2008) : ancien joueur de Nancy en D2 puis de Rouen, il a porté le maillot ciel et blanc de 1997 à 2000, tout en devenant entraîneur assistant de Lawniczak en 1999-2000. A ensuite été adjoint de Cavalli, avant de se voir confier l'équipe B. Est arrivé à la tête de l'équipe fanion en 2005 suite à la liquidation judiciaire de la SASP, qu'il a dirigée trois saisons, ponctuées d'une descente en CFA2 et d'une remontée immédiate. Est ensuite parti diriger le centre de formation du Havre en 2008, après avoir décliné la même offre un an plus tôt.

Ali Tabti (2008-2010) : ancien joueur de St-Etienne, Chaumont et Melun, avant de poser ses valises au Racing 92 où il a évolué au milieu de 1992 à 2001. Il a également été capitaine de l'équipe plusieurs années. Il est resté au Racing après avoir raccroché les crampons, et entraîné chez les jeunes, avant d'être nommé à la tête de l'équipe A en 2008. La situation dégradée du club à l'intersaison 2010 l'ont amené à préférer retourner à la formation...

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