Président

Les presidents

(dernière mise à jour août 2008)

Depuis la création du RCP en 1932 (malheureusement peu d'information sur les années précédentes), le Racing a connu une dizaine de présidents...

[Le RC Paris professionnel (1932 à 1966)] [Le RCF amateur (années 1968 à 1982)]
[L'ère Lagardère (années 1982 à 1989)] [Depuis 1989]

(rubriques associées : le club aujourd'hui pour la structure actuelle du Racing, et des débuts à 1982 et de 1982 à aujourd'hui pour l'histoire détaillée du club).

Le RCP professionnel

Jean-Bernard Levy est devenu président de la section football du Racing Club de France en 1929. Jeune homme d'affaires (il avait alors 29 ans), c'était un véritable passionné de football, et de son club. Il a été un des acteurs de la mise en place du championnat professionnel, et a fait franchir le pas au Racing en créant le RCP. N'hésitant pas à mettre la main au portefeuille pour offrir des vedettes étrangères à son club, il l'a conduit à sa plus belle période dans les années suivantes, au cours desquelles le Racing remportait un titre de champion et trois coupes. Mobilisé au début de la seconde guerre mondiale, il décéda sur le champ de bataille en 1940, mais aida financièrement le club de son coeur une ultime fois en lui léguant une somme conséquente.

Son successeur fut André Dehaye, ancien joueur du RCF dans les années 20 et dirigeant du RCP dans les années 30 aux côtés de son ami Levy. La légende dit qu'il a été l'initiateur des premiers matches nocturnes, en 1936. Après avoir fait survivre le RCP pendant la guerre, il l'a amené à ses dernières victoires en coupe, en 1945 et 1949. Il n'a cependant pas connu la joie d'un nouveau titre de champion, malgré les nombreux joueurs de talent recrutés au cours de ses longues années de présidence. Racingman de coeur, il reste cependant celui qui a sabordé le club en 1966, au cours de la "fausse-fusion" avec Sedan qui a été en fait la fin du RCP. Devant la situation financière détériorée du club, il y a avait pourtant d'autres solutions pour continuer à faire vivre le Racing professionnel, et le RCF avait servi au printemps 1966 d'entremetteur pour une reprise du club par Louis Bernard Levy.

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Le RCF amateur

Entre 1966 et 1983, le RCF amateur a été dirigé par monsieur Danet, puis monsieur Ménard...

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L'èpoque Matra et la suite

Jean-Luc Lagardère a été à l'origine de la seconde période professionnelle du Racing. En 1982, il reprit le Paris FC, qui pataugeait en division 2 avec une situation financière difficile. Il était alors président de Matra (entre autres), qui avait déjà connu de nombreux succès dans le sport automobile. Souhaitant faire revivre le RCP de sa jeunesse, il se raprocha du Racing Club de France, et fusionna officiellement l'été suivant. Disposant d'une puissance financière énorme, son objectif était de bâtir un grand club européen en dix ans. Il se lança pour cela dans une politique de recrutement de vedettes à partir de 1985, et surtout 1986, en offrant des salaires mirobolants pour l'époque. Malgré le retour en division 1, le Racing (repabtisé un moment Matra Racing) accumula les déceptions sportives, malgré les sommes énormes investies par Matra. Lagardère décida alors d'arrêter les frais en 1989.

Au retrait de Matra, c'est Jean-Louis Piette, numéro 2 du club sous Lagardère, qui prit la succession. Un an après, alors que le Racing venait d'être relégué, il lança un appel à l'aide vers la mairie de Paris, demandant un soutien annuel pour continuer à vivre. Devant la fin de non recevoir, il décida de rétrograder volontairement en division 3. Il réussit la saison suivante à obtenir le soutien du Conseil Général des Hauts-de-Seine, transformant officiellement le Racing en club porte-drapeau du 92. Malgré des moyens redevenus importants, il ne parvint pas à ramener le club en division 2, mais perpétua une remarquable politique de formation, conduisant le Racing à la récompense de meilleur club formateur en 1995. C'est un club parfaitement sain qu'il laissa en 1995, quand le RCF prit la suite. Il contine depuis à jouer un rôle dans le football, au sein de la Fédération Française.

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Depuis 1995

Après le retour du club dans le giron du RCF, c'est Claude Buzier, un ancien joueur du Racing dans les années 70, qui a été nommé président. Malgré des moyens limités, il a ramené le club en National, et cherché les partenaires financiers pour le faire revenir en division 1, mais sans succès. Il a tout de même créé la SAOS qui allait devenir plus tard la SASP, et il s'en est fallu d'un cheveu qu'il réussisse le pari de la remontée en division 2, en 1999. Il a ensuite négocié avec des repreneurs qui pouvaient donner au Racing des moyens financiers ambitieux, et leur a passé la main.

Gilles Dumas reprit donc le club en 1999, avec l'objectif affiché de ramener le Racing au sommet et de devenir le club résident du Stade de France. Il réussit à convaincre des gros sponsors de soutenir le projet, tels France Telecom ou Axa, et fit basculer le Racing du côté des poids lourds du National en termes de budget. Mais malgré des politiques de recrutement à tour de bras, le succès ne fut pas au rendez-vous sur le terrain. La situation financière périclita lors de la saison 2001-2002, à l'issue de laquelle le club fut rétrogradé en CFA par la DNCG. Dumas négocia alors la cession du club à d'autres investisseurs.

Denis-Marie Cintura a pris la direction du club ensuite. Président de la Fédération de full-contact et salarié du FC Nantes (avec lequel le Racing était censé se rapprocher), il eut la lourde tâche de tenter de rétablir la situation financière et dut mener deux fois le dossier du Racing devant la DNCG pour valider la remontée acquise sur le terrain. Il réussit la seconde fois, mais le club replongeât dans une énorme crise les semaines suivantes. Une guerre ouverte s'ouvrit alors entre l'association (le RCF) et lui, et il céda le club à de nouveaux repreneurs à l'automne 2004.

Raymond Jeanrenaud, un homme d'affaires suisse, fut alors président pour la deuxième moitié de la saison 2004-2005. Il paraît qu'il n'était pas prévu qu'il occupe cette fonction, mais il dut le faire après le décès accidentel du vrai promoteur de la reprise du Racing. Ayant hérité d'une situation difficile, il ne parvint pas à rétablir les finances du club, et a finalement pour bilan la liquidation judiciaire prononcée par le tribunal de commerce en juin 2005. Elle entraînait pour lui une interdiction d'exercice de la fonction de président par la Fédération, mais il n'était de toute façon plus impliqué dans le football racingman ou français après la disparition de la SASP.

Jean-Michel Jaquot, ancien tennisman et Racingman depuis des décennies, président de l'association sous la SASP, a dirigé le club après la liquidation de 2005. Il a mené avec succès la contestation de l'exclusion des championnats nationaux par la DNCG, permettant au Racing d'être toujours en championnat de France depuis lors.

Marc Eisenberg, président du groupe Alma Consulting, a investi dans le club et pris la présidence de la nouvelle SASP chapeautant le Racing à l'été 2007. Affichant l'ambition de faire remonter le Racing en National puis en division 2, il a pourtant jeté l'éponge au bout de quelques mois (tout en assumant le financement jusqu'à la fin de saison 2007-2008), officiellement en raison du manque de soutien du Conceil Général à son projet.

Jean-Michel Jaquot, est à nouveau le numéro un du club depuis le départ de Eisenberg...

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